Depuis plus de 20 ans, la Fondation des Petits Frères des Pauvres bénéficie de la reconnaissance du « Don en confiance », qui soumet chaque candidat à un processus exigeant. Transparence, rigueur comptable, respect du donateur : tout est passé au crible. Une garantie précieuse pour ceux qui souhaitent, via la Fondation, apporter leur soutien aux personnes âgées vulnérables.
C’est un petit logo vert et bleu, auquel on ne prête pas toujours attention. Et pourtant, le macaron du « Don en confiance », délivré par une association indépendante du même nom (1), offre des garanties très solides à qui souhaite soutenir une association ou une fondation et le faire en toute sérénité. Au cours du processus d’agrément, tout est minutieusement examiné : la transparence, la gestion des comptes, l’affectation des ressources, le respect de la volonté des donateurs, la clarté de l’information délivrée, etc. Depuis plus de 20 ans, la Fondation, tout comme l’Association des Petits Frères des Pauvres, bénéficient de ce sésame, qui lui leur a été renouvelé en 2024.
« Nous sommes redevables de l’argent de ceux qui nous soutiennent et nous avons à cœur de rendre des comptes », explique ainsi Jennifer Hallot, responsable mécénat et grands donateurs. D’où le choix de la Fondation de se soumettre à cette démarche exigeante, qui n’a rien d’obligatoire mais permet de donner des gages de sérieux et de rigueur. « C’est un véritable engagement de la part des organisations candidates, fait observer Rachel Guez, la directrice générale du Don en confiance. Car nous procédons à des audits réguliers et approfondis, effectués par des bénévoles experts ».
Ces derniers, issus de différents corps de métier (juristes, financiers, spécialistes du monde associatif, etc.) sont formés par le Don en confiance et analysent au cours de ces audits l’ensemble des missions des organismes faisant appel à la générosité publique : la gouvernance, la gestion financière, l’appréhension des risques, le suivi attentif des dossiers mais aussi la manière dont ces organisations communiquent vers l’extérieur. L’information doit être claire, conforme aux actions menées et pédagogique.
En outre, la reconnaissance n’est donc pas acquise une fois pour toutes. Elle est délivrée pour trois ans, et peut-être suspendue en cas de manquement. Une garantie supplémentaire. « Chez les Petits Frères, c’est toujours très carré », glisse la directrice du Don en confiance.
Dans le contexte de défiance actuel, la démarche n’a rien de superflu. Certes, d’après le l’Observatoire de la Confiance (2), les associations et les fondations suscitent encore la confiance de 60% des Français, largement devant d’autres organisations et institutions. Et Rachel Guez le confirme : « Elles restent un repère pour les Français ». Ces dernières doivent néanmoins montrer patte blanche. Or, pour 61% des personnes interrogées, le fait d’« être contrôlé par un organisme tiers indépendant » compte. A la Fondation, Jennifer Hallot en témoigne : « Nos donateurs nous disent régulièrement que le fait d’être agréés Don en confiance est très important pour eux ».
En l’occurrence, cette reconnaissance renforce une confiance déjà bien établie envers les « Petits Frères ». Celle-ci s’explique par leur ancrage dans la société française. L’Association célèbre ses 80 ans en 2026, la Fondation aura bientôt 50 ans. « On nous connaît, on est très identifiés, notamment grâce à l’action de nos bénévoles qui agissent un peu partout dans le pays. C’est ce qui fait notre force », poursuit la responsable. Pour elle, une autre raison explique un capital confiance qui ne s’émousse pas : « Notre enjeu, c’est de bâtir un projet sur des valeurs communes, au bénéfice des personnes les plus vulnérables. Les gens savent que c’est notre raison d’être. »
Laure Andremont
(1) https://www.donenconfiance.org/
(2) Baromètre 2025, réalisé auprès d’un échantillon représentatif de la population française de 2 000 personnes de plus de 18 ans, du 20 au 25 août 2025.
©Cyril Marcilhacy